Catégorie : Body-Mind Centering®

L’Education Somatique, c’est quoi ?

A cette question en apparence simple, Yvan Joly, praticien et formateur de la méthode Feldenkrais®, nous propose un premier élément de réponse en publiant un article intéressant dans le Bulletin Feldenkrais France N°38, février 2000 :

«La méthode Feldenkrais d’éducation somatique »

 

« L’éducation somatique c’est le champ disciplinaire des méthodes qui s’intéressent à l’apprentissage de la conscience du corps sensible (le soma) en mouvement dans son environnement. »

La notion de SOMA identifie l’expérience intégrale du corps vécu de l’intérieur. Le soma, c’est le corps vivant, sensible tel que perçu -certains diraient « construit » – par la personne. Évidemment, pour le commun des mortels, le mot « soma » identifie le corps par opposition à l’esprit! Alors que nous réaffirmons ici, revenant à Hésiode, le primat du corps vivant. Pour nous, parler du soma, ce n’est pas opposer le corps à la psyché, et ce n’est pas choisir le soma contre le ‘psychique’ comme dans l’expression « psychosomatique ». Parler du soma, c’est aborder la personne intégrée dans son existence phénoménologique et biologique. Travailler dans une perspective somatique c’est considérer que le langage, les raisonnements, même les plus abstraits, nos émotions, nos fantasmes, même les plus emportés, sont des manifestations de notre activité biologique et neurologique. D’un point de vue somatique, la conscience elle-même est considérée comme une caractéristique du vivant, et elle fait partie des mécanismes mêmes d’autorégulation des systèmes vivants. Bref, une approche somatique est loin d’être réductionniste ou matérialiste, elle est plutôt intégrative de la personne vivante « incorporée » (c’est exactement l’embodiment of life comme le nomment certains collègues et de plus en plus d’auteurs d’expression anglo-saxonne.) Quand on ajoute à cette notion de soma celle d’éducation, alors on affirme un parti pris et une méthodologie pour l’apprentissage et le développement à base d’expérience concrète. Les méthodes d’éducation somatique sont déterminées telles selon les quatre grands axes suivants :

▪ l’apprentissage (et non pas la thérapie),

▪ la conscience du corps vivant et sensible (et non pas le corps-objet appréhendé uniquement de l’extérieur)

▪ le mouvement (et non pas la posture ou la structure),

▪ l’espace ou si l’on veut, l’environnement (et non pas un repli sur les frontières d’un soi à fleur de peau). Reprenons chacun de ces termes pour les commenter brièvement.

Mouvement

Le mot MOUVEMENT se rapporte au déplacement du corps dans le champ de la gravité et dans l’espace. À ce titre, on pourra s’intéresser à l’anatomie, à la physiologie, à la kinésiologie, à la biomécanique, à l’ergonomie, sinon à la neurologie et à la neuropsychologie. Pour la formation en éducation somatique, tout en étudiant ces matières de connaissance du corps objectivé, on s’assurera de prendre, face au corps vivant, une perspective phénoménologique, c’est-à-dire un point de vue à la première personne, au je. Connaître les noms des os et les points d’insertion des muscles, étudier les lois de la physique du mouvement des poids et des masses, c’est une chose. Sentir ces phénomènes et connaître en soi le mouvement c’est presque autre chose. En fait, depuis la tendre enfance, nous apprenons à rouler, sauter, marcher, puis skier, monter à vélo, sans jamais savoir que nous avons des muscles! D’où l’importance d’une pédagogie qui s’appuie sur notre expérience avant tout. En éducation somatique, nos capacités de réfléchir, d’analyser, de rationaliser et d’objectiver, sont bien sollicitées, mais en s’appuyant aussi sinon avant tout sur l’expérience concrète, personnelle et autonome de la personne et de l’éventuel praticien. Le mouvement c’est aussi la base même de la vie, sinon l’ingrédient par excellence du développement du cerveau voire de la personne elle-même. On pourra lire à ce sujet l’exceptionnel numéro Hors Série de Science et Vie, no. 204, septembre 1998 : Le cerveau et le mouvement: comment nos gestes construisent notre pensée. Ou encore se référer au livre de Alain Berthoz : Le sens du mouvement, publié chez Odile Jacob en 1997. S’il y a un champ disciplinaire où nous devrions être reconnu, c’est bien celui-là, et c’est en France que ça se passe !

Conscience

Le mot CONSCIENCE ou plus proprement dit en français, « la prise de conscience » se réfère à l’habileté des systèmes vivants de connaître et de réguler leur comportement en fonction du feed-back qu’ils produisent en agissant. Nous visons donc ici la capacité de sentir, de ressentir, de même que la pensée elle-même mais dans l’action et à l’occasion de l’action. Nous aborderons ainsi la conscience en tant que phénomène biologique. Nous rejoignons ici le courant contemporain des 15 dernières années en Occident où la conscience redevient un objet d’étude, de débat et de recherche, y inclus dans les sciences. On pourra consulter par exemple le « Journal of Consciousness Studies ». Ou encore se régaler à la lecture de l’incontournable dernier livre d’Antonio Damasio : Le sentiment même de soi : le corps, l’émotion et la conscience. Et cette conscience n’est plus que du ressort des spécialistes de l’âme, de l’esprit, de l’inconscient et du mental. La conscience est un phénomène du vivant. Et la subjectivité passe au champ des objets d’étude. Voilà aussi notre territoire professionnel.

Apprentissage

Le mot APPRENTISSAGE identifie quant à lui la capacité des systèmes vivants à se développer, à innover, à s’améliorer, à créer des connexions neuronales plus solides, et par là à devenir plus matures dans leur autorégulation. On parlera ainsi d’apprentissage somatique. C’est ce que les méthodes d’éducation somatique permettent de faire par le mouvement guidé par la parole ou par le toucher, en groupe ou individuellement. En choisissant d’emblée un paradigme d’apprentissage, les méthodes d’éducation somatique se distinguent de la plupart des autres pratiques somatiques qui s’intéressent à la thérapie que ce soit d’un point de vue psychothérapeutique ou kinési-thérapeutique. D’ailleurs, lorsqu’on utilise le terme « thérapie » et le paradigme « thérapeutique », c’est pour véhiculer une conception qui puise à la pathologie et au modèle médical. On s’intéresse alors aux symptômes, à leurs causes, au traitement des blessures et à l’identification sinon à la réactivation des traumatismes. En contrepartie, les méthodes d’éducation somatique proposent d’améliorer l’autorégulation, elles posent l’objectif d’apprendre à apprendre, elles favorisent la capacité des individus à se prendre en charge et à avancer dans l’action. Par là, les méthodes d’éducation somatique présentent bien une pertinence pour faciliter la guérison, pour la prévention. Mais la guérison survient comme un bénéfice marginal de l’apprentissage. Par ailleurs, au-delà de sa pertinence en santé, le potentiel de l’éducation somatique se manifeste pour la performance artistique et sportive, pour l’éducation et l’apprentissage scolaire et pour la qualité de vie en général.

Espace

Enfin, le mot ESPACE (on peut aussi préférer le mot ENVIRONNEMENT) donne au corps vivant son contexte, là où il y a de l’air, de la nourriture, d’autres humains, d’autres espèces, d’autres objets, en continuité avec soi. La reconnaissance de l’importance de l’espace et de l’environnement permet en éducation somatique de dépasser une vision centrée sur un soi limité à la surface de la peau, au-delà de ce malentendu pourtant répandu que l’éducation somatique est une forme de nombrilisme! L’éducation somatique s’intéresse au soma et à « l’incorporation » en tant que base pour la perception et la conscience et en tant que support pour l’action dans un monde lui aussi vivant (comme une Gaia), qui est en continuité avec le corps vivant. Par la reconnaissance de l’importance de l’environnement dans l’équation de l’éducation somatique, nous donnons aussi une place importante à la socialisation : l’image du corps en particulier et la forme même du corps vivant n’émergent pas dans un vacuum mais bel et bien dans des familles, dans des sociétés, grâce à des langages, des symboliques et des formes de pensée qui forment ce soma et qui en règlent les interactions. Notre champ disciplinaire s’étend jusque-là. »

Yvan Joly

 

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Informations pratiques concernant la rentrée 2017-2018

Les infos pratiques des cours de Pilates, méthode Feldenkrais®, Body-Mind Centering® donnés par l'association ID mouvements pour la saison 2017/2018

Quelques informations pratiques à retenir :

 

Les séances individuelles ont déjà repris à la “Cerisaie”, un nouveau lieu idéal pour le travail en individuel et en petits groupes au 19 rue de la Cerisaie, 75004 Paris. Faites-vous du bien, commencez l’année en douceur: Contactez Irène.


 

Rendez-vous au Forum des associations, au stand d’IDmouvements, le samedi 9 septembre de 10h à 18h à l’espace des Blancs Manteaux, 48 rue vieille-du-Temple 75004 paris.


 

Les cours collectifs reprennent le jeudi 14 septembre à la mairie du 4ème. Profitez de la semaine découverte d’IDmouvements, du 14 au 18 septembre 2017 et venez essayer un nouveau cours gratuitement.


 

Venez découvrir la méthode Feldenkrais en individuel à la “Cerisaie” le mercredi 27 septembre. Dans le cadre de la “Journée découverte” de la “Cerisaie”, un prix préférentiel vous est proposé. Réservez dès maintenant votre séance en contactant Cécile: 06 10 37 15 10


 

Un atelier de la méthode Feldenkrais® & de Body-Mind Centering®: “Centre et équilibre” le samedi 14 octobre. Pour s’inscrire contactez Irène.


 

Autres informations pratiques importantes :

 

  • Pour les cours et les ateliers/ labo 2017-2018, l’adhésion  à l’association IDmouvements est obligatoire (20€).

 

  • Nota bene : IDmouvements ne donne pas de cours collectifs pendant les vacances scolaires. Les cours finiront le 21 juin 2018.

 

Belle rentrée!

Irène

 

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Ateliers/labo d’anatomie

Ateliers/ labo d’anatomie 2017-2018

Nous vous proposons un cycle de 4 ateliers d’une journée repartis dans l’année. Dans ces ateliers, nous explorerons les systèmes organiques et les fascias en relation avec le mouvement, le toucher et la vitalité.

Agenda :

Les samedis : 18 novembre 2017, 20 janvier 2018, 10 mars 2018,  26 mai 2018
De 10h30 à 13h et de 14h30 à 17h (soit 5h de pratique chaque samedi).

On y fait quoi dans cet atelier?

On explore l’anatomie et de la physiologie par le toucher, le mouvement, l’étude de planches anatomiques, le modelage, le dessin, le jeu, la parole, la danse, l’écriture…
C’est un labo créatif !

Objectifs :

Aller vers une connaissance et une conscience de nous-même qui prend appui sur nos sensations.
Ces explorations vont nous permettre d’intégrer de manière ludique les principes de l’anatomie.

Les ateliers sont organisés par : Irène Grandadam avec l’association IDmouvements et l’aide de Cécile Aglëe.

Lieu :

“La cerisaie” 19 rue de la Cerisaie 75004 PARIS
Métro Bastille ou Sully Morland

Public concerné :

  • Tout public intéressé par l’anatomie, par le Body-Mind Centering et la méthode Feldenkrais®, les étudiants et praticiens d’autres techniques somatiques, les thérapeutes…
  • En petit groupe de 5 personnes (les ateliers font partie d’un processus et il important de pouvoir suivre l’ensemble).

Prix :

280€ (+ 20€ adhésion à l’association) : le cycle des 4 ateliers avec la possibilité de payer en deux fois.

Si le groupe était plus important nous serions amenés à changer de lieu.

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Un atelier de la méthode Feldenkrais® et de Body-Mind Centering® à « La Cerisaie »

Un atelier de la méthode Feldenkrais® et du Body-Mind Centering® à « La Cerisaie » avec Irène Grandadam

Prochainement un atelier

Le samedi 14 octobre 2017

Irène vous propose un atelier de la méthode Feldenkrais® et du Body-Mind Centering® à « La Cerisaie ».

Thème de l’atelier: « Centre et équilibre »

 

Horaires :

de 11h à 17h30 (soit 5 heures de cours).

Public :

Pour tous
Petit groupe de 5 personnes maximum

Tarif pour l’atelier: 80€

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Tombée sous le charme…

Si vous aviez rencontré Bonnie Bainbridge Cohen, la fondatrice du Body-Mind Centering® et les formateurs qui proposent son approche, vous seriez sans doute comme moi, tombée sous le charme de cette approche proposée par une femme danseuse et thérapeute, hors du commun, qui a créé sa méthode sur un principe simple: développer la connaissance des différents systèmes du corps humain, pas un savoir encyclopédique, mais une visite créative des mécanismes anatomiques et physiologiques qui nous gouvernent. Un voyage organisé mais plutôt  type “Nouvelles Frontière”, c’est à dire à la recherche de territoires inconnus”, et là où c’est fort, c’est que ces territoires il sont là, toujours présents dans les profondeurs de notre constitution.
Le BMC® est une expérience à vivre, pour la connaissance de nous-même et la liberté que cette pratique nous insuffle, le sens du temps, de la danse, du contact, du groupe, de la créativité, mais aussi pour les connaissances que la formation nous apporte. Pour me former, j’ai suivi plusieurs stages en France ( Association Soma )  avec Bonnie Bainbridge Cohen, Vera Orlock, Janis Geller, Thomas Greil, Lulla Chourlin, Janet Amato, Nadia Vadori, Anne Expert… Je suis partie en Angleterre avec Katy Dymock et Jens Johannsen, en Allemagne avec Jens et Friedericke Tröscher, en Italie avec Gloria Desideri, Thomas, Jeannette Engler et Piera Teatini , Walburga Glatz… et Carole Berenyi la formidable traductrice. En Decembre 2011, j’étais certifiée IDME ( Infant Developmental movement Educator) en septembre 2013,  je passais la certification de SME  (Somatic Movment Educator), en juillet 2016, je finissait la formation de “Practitioner of Body-Mind Centering®) avec Leben nuova Italie. Les formations certifiantes de BMC®, demandent beaucoup de travail et beaucoup d’engagement. Je suis heureuse d’avoir suivi ce long parcours. Désormais  je suis assistante dans les formations, et Je propose avec l’association IDmouvements, des stages, des ateliers et des séances individuelles . le Body-Mind Centering®, une pratique à découvrir!

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